Je ne pensais pas que j’en arriverais là. Vraiment pas. Quarante-neuf ans, une vie bien rangée, un mari qui rentre tous les soirs à dix-neuf heures tapantes, une maison impeccable à Villeurbanne où tout est à sa place. Sauf moi.
Il y a quelques semaines, une amie m’a parlé d’un club rencontre coquin où les femmes comme moi pouvaient chercher ce qui leur manquait sans tout faire exploser. J’ai ri. Moi dans ce genre d’endroit? Impossible. Pourtant me voilà, à taper ces mots sur un clavier en tremblant légèrement.
Mon mari n’est pas méchant. Il n’est même pas désagréable. Il est juste… absent. Présent physiquement mais absent de partout ailleurs. On ne se touche plus depuis des années. On ne se parle plus vraiment. On cohabite poliment dans un silence qui ressemble à une mort lente.
Je ne cherche pas à refaire ma vie. Je ne veux pas d’amour, de promesses ou de complications. Je veux juste me sentir vivante une heure ou deux. Sentir le regard d’un homme qui me désire vraiment. Sentir des mains qui me touchent comme si j’existais encore. Je ne sais même pas si j’ai le courage d’aller jusqu’au bout, mais j’ai besoin d’essayer. J’ai besoin de savoir que je peux encore ressentir quelque chose.
Discrétion absolue évidemment. Si tu comprends cette solitude-là, écris-moi.