J’ai téléchargé sept applications de rencontre. Sept. Comme si c’était normal à cinquante ans de swiper entre deux réunions Teams. J’ai même payé pour des versions premium, tu te rends compte. Premium. Pour avoir le privilège de lire des profils qui commencent tous par « j’aime voyager et le bon vin ».
Alors bon, je me suis dit qu’un club annonce sexe discret à Toulouse, ça pouvait pas être pire que ces algorithmes débiles qui me proposent des mecs de soixante-cinq ans parce que j’ai osé mettre mon vrai âge.
Spoiler: je suis pas dans le déni. Enfin si, complètement, mais je refuse d’admettre que je suis dans le déni, donc techniquement ça compte pas.
Ce que je cherche? Un type qui va pas me raconter sa vie en trois actes avant même qu’on se soit vus. Quelqu’un qui comprend qu’on peut avoir envie de baiser sans pour autant planifier un week-end en Dordogne. Discrétion totale, disponibilité moyenne, attentes basses. Mon CV sentimental en trois mots.
Je suis correctement conservée, j’ai de la conversation quand c’est nécessaire, et je sais encore comment fonctionne un corps masculin malgré l’obsolescence programmée de ma vie sexuelle ces dernières années.
Voilà. C’était mon Ted Talk.