Il fut un temps où je savais encore ce que ça faisait d’avoir quelqu’un qui me regardait vraiment. Pas juste mes seins ou mon cul, mais moi. Quelqu’un avec qui les mots venaient tout seuls, sans avoir à réfléchir. Les échanges spontanés, ceux où on rit pour rien, où on se coupe la parole parce qu’on a trop de choses à dire en même temps.
Ça me manque tellement que j’en ai mal au ventre certains soirs.
J’ai 28 ans, je vis à Toulon, et je passe mon temps à faire défiler des annonces rencontre sexe en espérant tomber sur quelqu’un de vrai. Pas un mec qui veut juste baiser en vitesse. Enfin si, peut-être aussi ça, mais pas que ça. Je veux qu’on parle d’abord. Qu’on se dise des trucs. Qu’on se découvre un peu avant de tout enlever.
Je sais que je passe pour une fille dévergondée, et c’est vrai que j’aime le sexe, que j’assume mes envies. Mais personne ne comprend que derrière ça, il y a une vraie solitude. Une vraie faim de connexion. Pas juste de peau contre peau, mais de cerveaux qui se connectent aussi.
Si tu es du genre à comprendre ça, si tu cherches la même chose que moi dans ce bordel, écris-moi. On verra bien où ça nous mène.