Il y avait cette façon qu’il avait de me poser des questions. Pas des trucs convenus, pas du « comment s’est passée ta journée », mais des vraies questions. Sur ce que je ressentais en cuisinant tel plat, sur pourquoi je choisissais telle épice plutôt qu’une autre. Il écoutait vraiment mes réponses. Ça fait trois ans qu’il est parti et j’ai l’impression que personne ne m’a plus vraiment parlé depuis.
Au resto, je parle cuisine, commandes, plats du jour. Avec mes collègues, c’est léger, sympa, mais superficiel. Avec ma famille, c’est toujours les mêmes conversations. Et le soir, je rentre dans un appartement vide à Belfort où le silence me bouffe littéralement.
Ce qui me manque le plus c’est pas le sexe, même si clairement j’en aurais bien besoin aussi. C’est cette spontanéité dans l’échange. Cette capacité à basculer d’un sujet sérieux à quelque chose de complètement con en deux secondes. Rire pour de vrai. Me sentir vivante dans une discussion.
Je me suis inscrite sur ce club pour rencontres sans lendemain parce que j’ai besoin de retrouver ça. Sans engagement, sans promesses. Juste quelqu’un avec qui les mots circulent naturellement, et si ça mène ailleurs tant mieux. Quelqu’un qui sait encore dialoguer sans que ce soit mécanique. Si t’es du coin et que tu comprends ce vide-là, écris-moi.