Il y avait cette façon qu’on avait de se parler avant. Sans filtre, sans timing imposé. Une réplique qui arrive, tu la lances, l’autre répond du tac au tac. Ça coulait. Maintenant je parle toute seule dans ma cuisine à Colombes en rangeant mes courses bio que personne va partager.
Je m’appelle Alizé, j’ai 38 ans, on me dit que j’ai un corps d’amazone. Peut-être. Ce que je sais c’est que mon corps il attend rien si c’est juste pour remplir un vide. Par contre mon esprit lui, il étouffe. Le dialogue spontané me manque tellement que parfois je lance des phrases à voix haute juste pour entendre des mots rebondir dans l’appartement.
Je cherche pas un mec qui va me sauver ou me compléter. Je cherche quelqu’un avec qui les silences sont pas gênants et les mots pas forcés. Quelqu’un qui comprend qu’on peut avoir envie de corps et de conversation dans le désordre. Ce club pour rencontres sans lendemain, c’est peut-être l’endroit le plus honnête pour dire ça sans passer pour une emmerdeuse ou une romantique attardée.
Si t’es du coin, si t’as compris ce que je veux dire, si t’as toi aussi cette nostalgie d’une vraie connexion même fugace, écris-moi. Pas besoin de phrases toutes faites. Juste de la sincérité brute.